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La Pharmacie Centrale hausse le prix de 300 médicaments... Pourquoi ?

Le Bureau national du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées a publié un communiqué explicatif à l’attention de l’opinion publique, à la suite des nombreuses demandes d’éclaircissement reçues, concernant la récente circulaire de la Pharmacie centrale de Tunisie, relative à la révision des prix d’environ 300 médicaments.

Le Syndicat a affirmé que les pharmaciens en exercice n’ont pas été informés de cette décision ni participé à son élaboration. Il a,  également, indiqué avoir été écarté, depuis près d’un an, des travaux de la Commission d’achat des médicaments (CAM) et de l’Observatoire du médicament, précisant que sa participation récente s’est limitée à des cas exceptionnels, à l’invitation du ministre de la Santé ou de la directrice générale de l’Agence du médicament.

Le Syndicat a expliqué que, n’ayant pas pris part aux commissions chargées de la révision des prix, il lui est impossible d’émettre un avis technique ou de se prononcer sur les critères ayant servi à déterminer les augmentations, hormis le fait que certaines hausses seraient liées à la réduction du coût de la subvention supportée auparavant, en partie,  par la Pharmacie centrale.

Conditions de révision des prix et position du syndicat

Le Syndicat a réaffirmé son opposition à toute augmentation des prix des médicaments qui ne repose pas sur un mécanisme objectif et transparent. Il a souligné que toute révision devrait tenir compte de plusieurs critères, notamment l’évolution des prix des matières premières (indexation des prix), les variations des taux de change des devises étrangères (glissement des monnaies) et, enfin, l’adaptation des prix aux marges bénéficiaires des pharmaciens (glissement des marges) afin de garantir la pérennité du secteur.

Le communiqué a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, la garantie de l’approvisionnement régulier du marché en médicaments et la continuité de l’activité des pharmacies privées, qui restent en première ligne dans leurs relations avec les patients.

Le Syndicat a, par ailleurs, rappelé que les pharmaciens sont légalement tenus d’appliquer les nouveaux prix officiels dès leur entrée en vigueur. Les tarifs des médicaments étant fixés par les autorités compétentes, les pharmaciens ne disposent d’aucun pouvoir légal pour les modifier ou refuser leur application.

Cette position intervient après la publication par la Pharmacie centrale de Tunisie, sur sa page officielle Facebook, d’une circulaire portant sur la révision des prix de près de 300 médicaments.

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